Je vais bientôt avoir 40 ans. Bon, mais c’est pas le sujet… Ma mère sait depuis pas mal d’années que je suis un fan de Star Trek.
Des fois, quand je lui en parle, je me dis qu’elle doit penser, « même si je suis toujours son bébé à elle », que je devrais peut-être grandir un peu et arrêter d’avoir comme passion un univers infantile remplis de gens qui se baladent en pyjama, qui se trouvent drôle à parler dans des téléphones portables, qui parlent tout le temps à leur journal de bord et qui découvrent de nouvelles civilisations bien souvent faites de carton pâte.
En plus c’est une passion envahissante, toutes se figurines et autres vaisseaux spatiaux… Je suis sûr qu’au fond d’elle même, elle est soulagée que je sois marié et papa. Parce que, sinon elle n’imagine même la galère, que cela serait de trouver une copine, qui accepterait cette collectionite aiguë.
Enfin bref, c’est pour tenter de lui faire comprendre, ce qu’est l’univers Star Trek que j’écris cette série de billets. Si en plus, cela permet à quelques lecteurs de mieux appréhender et donc de moins se moquer de ce riche univers… cela n’en sera que plus profitable.
Star Trek est une série télé des années 60. Elle a été créée aux Etats-Unis par un monsieur qui s’appelait Gene Roddenberry.
Ce monsieur voulait faire une sorte de western moderne dans lequel il pouvait aborder des sujets de société, propres à l’Amérique de ces années.
Un western moderne
Dans la plus part des interviews, que Gene Rodenberry a donné jusqu’à sa mort,il ressort que son principal sujet au départ était, de faire comme si l’on se trouvait au far west… découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles civilisations… Cette introduction du générique résume cet état d’esprit très américain, celui des pionniers du 19ème siècle, allez de l’avant pour découvrir de nouveaux pâturages, de nouvelles richesses de nouveaux espaces. Cet esprit pionnier se retrouvera même dans le discours politique des années 60 : la nouvelle frontière de Kennedy, celle de l’espace…
Au delà de l’état d’esprit , ce sont les codes du western qui vont aussi être empruntés par Rodenberry : des indiens méchants qui s’avéreront être gentils plus tard (les klingons), de bonnes bagarres, des trios amoureux, de la convoitise, et même des transpositions carrément au far west, ainsi dans l’épisode « Spectre of the Gun » de la saison 3, où les héros sont transportés dans une reconstitution de OK. Coral (ce ressort narratif sera remployé plusieurs fois dans les suites tv).
Bref Cow-boys et Aliens n’a pas vraiment inventé le genre western de l’espace.