C’est avec un peu plus d’un mois de décalage que les spectateurs français vont pouvoir découvrir le dernier opus des équipiers de l’Enterprise. Comme quelques fondus, j’ai pu voir le film en avant première hier soir. De manière général, je ne vais pas en ce jour de sortie donner des indices ou indications qui pourraient vous dévoiler la trame du film. Donc si vous souhaitez « lire la dernière page du scénario, il faudra aller sur d’autres sites (unification par exemple)
Alors, chers lecteurs, vous me direz
Mais de quoi va-t-il donc nous parler ?
Mais du nécessaire renouveau de la saga trekienne !
Depuis déjà quelques temps, la communauté des fans est traversé par un débat : Les films d’Abrams sont-ils des films Star Trek ou bien n’utilisent-ils que la marque #startrek sans plus ?
A la vue du dernier film, selon moi, l’univers Trekien est respecté et renouvelé !
La principale critique que l’on retrouve chez nombre de fans, que nous pourrions sous-titrer #Canalhistorique : il n’y a aucune philosophie ou du moins aucun ancrage dans une réflexion critique sur notre époque, comme l’on pu être toute les séries avant. Les films sont, à mon sens, à part car ils se voulaient un grand spectacle pour ramener d’autres fans vers la franchise.
Et c’est là que les deux derniers films sont des très bons films, ils ont ou vont ramener une nouvelle génération de fans vers la culture trekienne et la masse des épisodes qui la constitue. Certains dans la communauté des fans oublient que la réflexion ou la critique voilée qui nous a tant séduit dans les différents opus de la Saga, n’est possible qu’au fil des saisons d’une série. Le format d’un film ne s’y prête pas du tout.
Il faut faire du spectacle.
Et #startrekinthedarkness y réussit très bien !! Le film est haletant d’un bout à l’autre. Le film alterne comédie, émotion, tragédie, le tout à un rythme propre aux films actuels.
Pourtant, le film est traversé par un débat : Starfleet est-elle une entité d’exploration et de découverte, ou bien une flotte militaire qui doit défendre la terre et ses alliés. Ce débat a toujours été tranché par Roddenberry, Starfleet est une entité d’exploration pacifique et non un conglomérat militaro-politique. Et les scénaristes de ce film ont respecté ce dogme de Gene Roddenberry… Plutôt deux fois qu’une, même si nos héros sont des humains qui peuvent être ronger par leur travers les plus noirs. Mais contrairement aux autres, ils sont capables de se remettre en question.
Lors de mon premier visionnage du précédent film, je n’avais cesser de comparer les acteurs avec les acteurs originaux – dans une certaine mesure cela m’avait un peu gacher la séance, du moins à chaque nouvelle introduction d’un protagoniste. Ici rien de tel, les personnages sont désormais connus. L’équipe de l’Enterprise est rodée.
Parlons du jeu de Benedict Crumbernacht… Cela faisait très longtemps que je n’avais vu un méchant aussi complexe et machiavélique, partir en vrille quasi sur commande. C’est sans doute une des raisons qui feront que j’attendrai deux ou trois ans pour le montrer à ma fille de 10 ans. Le personnage que l’acteur britanique incarne, est apte à faire faire des cauchemars aux plus sensibles.

Le film est ponctué d’une bande originale orchestrée par Michael Giacchino, qui rajoute un peu plus de noirceur encore au film. Pour celles et ceux qui aiment les making of de Bande Originale, je leur conseille le site de Michael Giacchino.
Bref, ne boudons pas notre plaisir et surtout accueillons les hordes de nouveau fans qui vont venir après ces films. Car, ils viendront pour avoir leur dose de Star Trek, ils découvriront les saisons successives et pour bon nombre, ils adhéreront comme ceux du #canalhistorique, à la richesse de cet univers. Qui n’est ni blanc ni noir, mais infini de couleurs…