L’une des attractions de la Fedcon, ce sont les panels des invités, une sorte de Master Class devant plus de 2 000 personnes. Tous les invités se plièrent de bonne grâce aux questions de la salle avec plus ou moins de succès.
Les panels sont aussi un bon terrain d’études sociologiques. Il ne s’agit pas ici de la personne qui répond aux questions , mais plutôt des personnes qui posent les questions.
Au travers des interrogations de certains fans, il n’est pas rare de s’apercevoir que certains ne font pas la distinction entre l’acteur et le rôle tenu. Il n’est pas rare qu’un fan pose une question technique ou technologique, et demande l’avis de l’acteur éberlué. Ce dernier fait en général comprendre qu’il n’est qu’un acteur que les histoires de «continuum espace temps» et «autres poussées de moteur tachyonique», lui passe bien au dessus de la tête. Certains vont plus loin encore en engueulant presque le comédien parce que le personnage qu’il jouait était un salaud de la pire espèce.
Lors des panels Star Trek, de manière plus intelligente, beaucoup de fans remercient, en préambule à leurs interrogations, les acteurs. Ils leur témoignent ainsi l’influence qu’a eu la série sur leur vie au travers de leurs choix d’études ou de vie, de philosophie.
Les panels sont en définitive, un grand moment d’échanges entre les acteurs et leurs fans. Les panels de cette année n’y ont pas dérogé du tout, ils ont même été emplis d’une émotion intense.
C’est celui de Virginia Heyes qui a ouvert le bal des panels. 
Elle incarna ZAAN dans la série de science fiction Farscape, créée par la Jim Henson Company. Elle expliqua en particulier la difficulté de travailler avec des marionnettes sur le tournage de Farscape, sur la nécessité du placement lors de tournage avec de multiples caméras…
Celui de Erick Avary a été pour l’acteur le moyen de faire comprendre quel a
été l’impact du 11 septembre sur sa carrière et sur sa vie. Du fait de son apparence, il n’était plus contacté que pour des rôles de terroristes ou de méchants. Sa carrière a littéralement été enfermée dans ce type de rôle, elle qui avait été jusque là florissante dans des domaines aussi variés que la comédie ou le théâtre shakespearien. Mais les nouvelles technologies et la démocratisation des caméras haute définition, lui ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives dans les courts et les moyens métrages.
On pourrait croire qu’en tant que fan, on connait tout sur un acteur ou une actrice. Mais lors du panel de Gates MacFaden, j’ai appris sa francophilie, poussée jusqu’à avoir une maison en France. 
Elle a rappelé aussi que les Etats Unis était un grand pays, au sens géographique. Et qu’il ne fallait pas faire une différence entre l’Amérique de New York ou Los Angles et l’Amérique du Mid West ou du Texas. Qu’il y a des différences entre une Amérique tournée vers le monde et une Amérique tournée vers elle même. Elle cita l’exemple de son père qui ne comprit, pourquoi elle voulait tant voir le monde, que quand il la vit se débrouiller avec un chauffeur de taxi parisien. Son panel était surtout une invitation ou plus surement une insistance auprès de l’auditoire présent à aller au delà des apparences et d’être ouvert sur le monde qui l’entoure.
Le panel de Walter Koenig fut l’un des plus chargés en émotion. L’enseigne
Tchekov ou encore l’agent Baxter avait pris cette année un sacré coup de vieux. Lorsqu’il sollicita le public de s’assoir après une longue standing ovation, il fit dire par Garett Wang (le maitre de cérémonie) « ils m’applaudissent très fort parce qu’il croit que je vais mourir». Il faut bien admettre que le panel avait un fort goût d’adieu. Et pourtant lui aussi fut conclut par un positif : «c’est vous les fans qui ferez que Star Trek vivra encore longtemps».
Il voulait signifier que les fans avaient tellement d’idées de scénarios que la passion en poussait certain à faire leur propre fan film.
Les panels furent aussi le théâtre de pur moment de comédie ou de one man show.
Jonathan Frakes a littéralement envahi la salle en se rendant aux quatre coins
de celle-ci et en s’asseyant sur les genoux des dames… Ses anecdotes ou imitations sur ces collègues mirent une ambiance certaine dans la grande salle du Maritim… Les oreilles de Sir Patrick «Badly» Steward durent siffler une bonne partie du week-end.
Grande révélation comique de cette Fedcon 2012 fut sans conteste Casper Van Diem. Il a porté avec la complicité de Garett Wang, un regard amusé sur sa carrière et à jouer sur son sex appeal.